Voici une synthèse de travail sur Nmn, pour qui veut plus qu'un paragraphe et moins qu'un manuel.
À jour au 2025-08-20. Les chiffres et descriptions suivent la littérature publiée, pas le matériel promotionnel.
À partir de fruits séchés, Wang et al (2010) ont isolé divers extraits et constituants (voir ci-dessus section constituants) dont ils ont comparé leur pouvoir antioxydant. Ils ont observé que l'activité de piégeage des radicaux libres DPPH et ABTS et de chélation des ions métalliques par la fraction des flavonoïdes est la plus puissante tandis que les fractions de zéaxanthine et de polysaccharides ont montré une activité antioxydante supérieure dans le piégeage des radicaux libres hydroxy et superoxyde. On sait que les plantes aromatiques, les épices, les plantes médicinales et certains fruits et légumes possèdent aussi une grande activité antioxydante. Il est tentant de faire des comparaisons entre ces plantes bien que le caractère multiforme des activités antioxydantes et les teneurs très variables en composés actifs d'une même plante (en fonction des conditions de culture par ex.) rendent délicate l'interprétation des résultats. Cai et al. (2004) ont ainsi entrepris de mesurer l'activité antioxydante de 112 espèces de plantes de la pharmacopée chinoise traditionnelle par la méthode TEAC. Nous donnons dans le tableau ci-dessous quelques exemples de plantes connues en France (nous ne retenons que les extraits au méthanol) et rajoutons les fruits et légumes (donnés aussi par les auteurs) comme éléments de comparaison.
Sources : fr.wikipedia.org
Sur les 112 plantes médicinales, la capacité antioxydante TEAC s'étale sur une très large plage allant de 46 à la valeur énorme de 17323 μmol trolox/100g MS pour la galle du sumac de Chine (Rhus chinensis). Les baies de goji (avec 491) se situent en dessous de la valeur moyenne TEAC qui est de 788 μmol trolox/100g MS. Par contre, comparées aux fruits et légumes courants, les baies de lyciet révèlent une plus grande capacité antioxydante. Dans la dernière colonne, la comparaison au TEAC du lyciet (TEAC-Lb) indique que les baies de goji ont une capacité antioxydante 10 fois inférieure aux feuilles de thé mais 3 fois supérieure aux tomates séchées. Des plantes ayant le même potentiel antioxydant in vitro mais formées d'un cocktail de constituants différents peuvent avoir des effets différents sur la santé. Seuls des essais cliniques sur l'homme peuvent confirmer leur efficacité. Cependant, le test le mieux connu des consommateurs est l'échelle ORAC maintenant utilisée par le marketing comme argument de vente. La méthode est basée sur l'aptitude d'un antioxydant à protéger la décroissance de la fluorescence de la fluorescéine en présence d'un oxydant, l'AAPH (un radical peroxyl).
Sources : fr.wikipedia.org
Les analyses récentes de l'US Department of Agriculture (USDA mai 2010) remettent complètement en cause les données jusque-là affichées par les sites de promotion des goji. Ceux-ci répètent que « le goji est le fruit ayant la plus puissante valeur antioxydante au monde » avec une valeur de 30 500 μmol TE/100g, au test ORAC, d'autres plus modestes donnent 25 300 ou 15 000. Pour les laboratoires de l'USDA de Beltsville, la baie de goji, crue, obtient au test un ORAC total de 3 290, presque 10 fois moins ! Les baies de lyciet se retrouvent très loin derrière les épices, aromates, noix, à moitié moins que l'artichaut, et à peu près au niveau des pommes et du chou rouge. On observe que cette méthode ORAC étant basée sur des mécanismes différents que ceux utilisés par TEAC, donne une échelle différente. Si on prend en compte l'importance des portions consommables et des prix, on observe que, pour obtenir un même potentiel antioxydant, il est plus intéressant de consommer des artichauts que des baies de goji ou pour les amateurs de chocolat, avec 6 g de poudre de cacao, on atteint le même degré ORAC qu'avec 30 g de goji, dose journalière recommandée, sans parler des amateurs de vins qui avec un verre cabernet sauvignon de 10 cl obtiennent aussi le même niveau. L'originalité des baies de goji ne réside pas tant dans ses flavonoïdes antioxydants que dans ses polysaccharides singuliers, susceptibles de manifester des propriétés particulières intéressantes. C'est, du moins, ce que pensent les nombreux chercheurs chinois qui se sont lancés dans l'étude de ces glycoprotéines.
Sources : fr.wikipedia.org
=== Essais in vivo === Il a été montré in vivo, sur des souris âgées, que les polysaccharides de la baie avaient une activité antioxydante comparable à celle de la vitamine C. L'activité antioxydante a aussi été établie sur l'homme dans un essai en double insu portant sur cinquante individus âgés (Amagase et als. 2009). Le groupe consommant pendant 30 jours l'extrait de goji a vu ses marqueurs antioxydants du sérum améliorés, comparés au groupe témoin consommant un placebo (augmentation de 8 % du superoxyde dismutase SOD et de 9 % du glutathion peroxydase). Sur les centaines d'études publiées ces dernières années concernant le fruit du lyciet, la plupart ont porté sur les propriétés pharmacologiques de ses polysaccharides (LBP), indiquant leur rôle potentiel dans la prévention du diabète, du cancer, de l'hépatite, des thromboses, des maladies neurodégénératives et de l'infertilité masculine. Ces études très prometteuses ont été, le plus souvent, menées in vitro ou sur l'animal (sans passer par la voie orale) et ne peuvent préjuger pour l'instant en rien des effets physiologiques sur l'homme. On sait en effet qu'exception faite de l'amidon et du glycogène, la majorité des polysaccharides des plantes ne sont pas digérés par le système enzymatique des animaux supérieurs. Et le doute sur le sort des polysaccharides du lyciet (LBP) chez l'homme reste entier puisqu'on ne sait toujours rien de leur biodisponibilité et de leur pharmacodynamique, en raison du manque de méthode valide pour les mesurer dans les spécimens biologiques.
Sources : fr.wikipedia.org
Nmn est résumé ici à partir de littérature publique : définition, contexte et points récurrents en pratique. Informations générales, pas un avis médical.
La recherche sur Nmn repose surtout sur des travaux de laboratoire et des modèles animaux ; les données cliniques varient selon la substance.
La pureté et l'analyse (HPLC, spectrométrie de masse), une reconstitution correcte et un stockage adapté sont déterminants.%!(EXTRA string=Nmn)
Tous les mécanismes ne sont pas démontrés et une étude isolée ne fait pas une preuve globale. Les questions ouvertes sont signalées comme telles.%!(EXTRA string=Nmn)